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Mélancolie
Elle a vécu longtemps, dans l'ombre et la douleur,
Elle a vécu, pourtant, sans ombre et sans couleur,
Elle a vécu, bien qu'appartenant à la Nuit.
Elle a vécu et s'appelait Mélancolie.
Elle a vécu bien longtemps, même sans saveur,
Elle a vécu très longtemps, bien que sans odeur,
Elle a vécu quelques temps et puis quelques nuits.
Elle a vécu quelques années, Mélancolie.
Elle voulait partir, quitter sa cave noire,
Elle voulait sortir, briser son désespoir,
Retrouver la lumière. Elle voulait la vie,
Une vie... Tomba malade Mélancolie.
Elle resta au lit des jours et des années,
Des années et des jours, demeura isolée.
Bien moins qu'avant encore, elle avait une vie,
Bien moins qu'avant. Et puis mourut Mélancolie.
Ce jour-là, elle le pensait et le croyait,
Ce jour-là, elle le savait et le sentait,
Elle ferma doucement les yeux, attendit.
Cessa enfin de respirer Mélancolie.
Elle se sentait bien mieux morte que vivante,
Sentait des odeurs et des saveurs excellentes,
Différentes de l'humidité, du pourri
De sa vieille cave. Jolie Mélancolie.
Tu ne méritais pas un tel sort, un tel prix
A payer pour avoir rien qu'un semblant de vie,
Non ! Car peut-on appeler cela une vie
Quand on respire à peine ? Meurs, Mélancolie !
Car tu seras bien mieux loin de ça, loin d'ici,
De cette terre infecte et par le sang salie.
Ne pense plus à nous, ne pense plus qu'à toi.
Ô ma Mélancolie, ne pense plus à moi !
Elle sentit enfin une courte secousse,
Et fut éclairée par une lumière douce,
La première qu'elle ait jamais vue, ressentie.
Elle était heureuse, vraiment, Mélancolie.
Elle avait trouvé, parmi les anges, sa place,
La seule, unique, divine et parfaite race
Qui pouvait vraiment l'accueillir à bras ouverts,
Qui ne pourrait jamais la contraindre à se taire.
Elle avait trouvé sa place au milieu du ciel,
Parfaite comme un ange, et comme un ange, belle.
C'est ce jour-là qu'elle fut si épanouie
Qu'elle oublia même la mort. Mélancolie.
Elle a vécu, pourtant, sans ombre et sans couleur,
Elle a vécu, bien qu'appartenant à la Nuit.
Elle a vécu et s'appelait Mélancolie.
Elle a vécu bien longtemps, même sans saveur,
Elle a vécu très longtemps, bien que sans odeur,
Elle a vécu quelques temps et puis quelques nuits.
Elle a vécu quelques années, Mélancolie.
Elle voulait partir, quitter sa cave noire,
Elle voulait sortir, briser son désespoir,
Retrouver la lumière. Elle voulait la vie,
Une vie... Tomba malade Mélancolie.
Elle resta au lit des jours et des années,
Des années et des jours, demeura isolée.
Bien moins qu'avant encore, elle avait une vie,
Bien moins qu'avant. Et puis mourut Mélancolie.
Ce jour-là, elle le pensait et le croyait,
Ce jour-là, elle le savait et le sentait,
Elle ferma doucement les yeux, attendit.
Cessa enfin de respirer Mélancolie.
Elle se sentait bien mieux morte que vivante,
Sentait des odeurs et des saveurs excellentes,
Différentes de l'humidité, du pourri
De sa vieille cave. Jolie Mélancolie.
Tu ne méritais pas un tel sort, un tel prix
A payer pour avoir rien qu'un semblant de vie,
Non ! Car peut-on appeler cela une vie
Quand on respire à peine ? Meurs, Mélancolie !
Car tu seras bien mieux loin de ça, loin d'ici,
De cette terre infecte et par le sang salie.
Ne pense plus à nous, ne pense plus qu'à toi.
Ô ma Mélancolie, ne pense plus à moi !
Elle sentit enfin une courte secousse,
Et fut éclairée par une lumière douce,
La première qu'elle ait jamais vue, ressentie.
Elle était heureuse, vraiment, Mélancolie.
Elle avait trouvé, parmi les anges, sa place,
La seule, unique, divine et parfaite race
Qui pouvait vraiment l'accueillir à bras ouverts,
Qui ne pourrait jamais la contraindre à se taire.
Elle avait trouvé sa place au milieu du ciel,
Parfaite comme un ange, et comme un ange, belle.
C'est ce jour-là qu'elle fut si épanouie
Qu'elle oublia même la mort. Mélancolie.
Posté le 05/06/2007 | 26 consultations | 1 commentaires | Voir et commenter l'article
