Articles
Fuite
Elle court dans le bois, pieds nus dans l'herbe noire,
La lune l'accuse et la forêt l'emprisonne,
Elle court dans les bois, fuyant le désespoir
Qui s'agrippe à ses pieds, la blesse et l'empoisonne.
La lueur est juste là, il n'y a qu'un pas,
Luit timidement, puis faiblit tristement,
Puis disparaît enfin. La nuit l'emportera
Au plus profond de son coeur, dans l'étouffement.
La peur impose le silence. Elle se tait.
Elle s'approche doucement. Cela lui plaît.
Puis elle l'enlace alors, presque avec tendresse.
Là, le souffle lui manque et s'enfuit peu à peu,
Tandis que l'enveloppe la noirceur des lieux,
Que se meurt son regard, enfin que son coeur cesse.
La lune l'accuse et la forêt l'emprisonne,
Elle court dans les bois, fuyant le désespoir
Qui s'agrippe à ses pieds, la blesse et l'empoisonne.
La lueur est juste là, il n'y a qu'un pas,
Luit timidement, puis faiblit tristement,
Puis disparaît enfin. La nuit l'emportera
Au plus profond de son coeur, dans l'étouffement.
La peur impose le silence. Elle se tait.
Elle s'approche doucement. Cela lui plaît.
Puis elle l'enlace alors, presque avec tendresse.
Là, le souffle lui manque et s'enfuit peu à peu,
Tandis que l'enveloppe la noirceur des lieux,
Que se meurt son regard, enfin que son coeur cesse.
Posté le 14/06/2007 | 21 consultations | 0 commentaires | Voir et commenter l'article
