Poésies de Veira Nils

Crépuscule

Mes yeux sont gris et morts
Et le froid me dévore
Comme une hyène mord.
Tel est mon triste sort.

Je sens faiblir mon corps,
Je sens rugir la mort,
Froide comme le Nord,
Prête à jeter le sort.

Je sens frémir mon corps
Sur les sinistres bords
D'un fleuve où je m'endors
Et dont les eaux sont d'or.

Je bouge et je me tords
Sous le coup d'un bruit fort
Qui me percute alors
Et qui me décolore.

Le bruit résonne encore
En ma tête, en mon corps,
Mon dernier cri s'endort,
Agonie longue et gore

D'un soleil que j'adore.


Article ajouté le 2007-06-05 , consulté 24 fois

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