Poésies de Veira Nils

Regarde

Enchaîné par les lianes de mon désespoir,
Mon coeur étouffe, percé, versant un sang noir,
Un sang épais, visqueux, collant et granuleux
Qui couvre mon visage et me brûle les yeux.

Des épines me perforent de part en part,
Saignant mon corps à blanc, du matin jusqu'au soir,
Signant mon coeur, saignant mes yeux, saignant mes veines,
Mais sans les vider, d'une goutte, de ma peine.

Mon coeur est envahi par un froid venimeux,
Pourri de jalousie, animé par les feux
D'une passion mortelle qui gèle mes yeux.

Regarde-moi ! Au fond des yeux, au fond du coeur !
Oublie cette différence qui te fait peur !
Vois que je t'aime et dis-moi si cela t'émeut !


Article ajouté le 2007-06-05 , consulté 35 fois

Commentaires


Spyrall le 31/07/2007 à 13:42:51
Il y a une chose qui me dérange quand je lis ça (mais c'est peut-être fait exprès ?) :
Quand je lis des alexandrins, que ce soit dans ma tête ou à voix haute, je fais toujours une "pause" à la 6ème syllabe. Or là il y a pas mal de vers où faire une pause à cet endroit est impossible, ou rend vraiment la lecture très bizarre (Regarde-moi ! Au fond [PAUSE] des yeux, au fond du coeur !).

Sinon je trouve que c'est joli. Agressif, desespéré, ET joli. Je ne sais pas pourquoi, ça me fait penser aux châteaux des Walt Disney quand ils sont sombres, maudits etc (tout noirs avec des ronces autour ^^).

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